Je sécurise la terminologie des documents qui engagent.
En santé, en science et en droit, entre le français et l’arabe, je tranche le terme exact, je l’atteste à sa source, et je le tiens identique sur tout le document.
Je travaille sur ce qui s’établit, se vérifie et se contrôle.
Ce que j’apporte.
La terminologie de référence existe, normalisée à l’échelle internationale. Entre le français et l’arabe, sur les termes spécialisés, elle n’est pas toujours fixée.
C’est dans cet écart que je travaille. J’établis la décision terminologique, je l’atteste à sa source, je la tiens constante sur tout le document, et j’en réponds. La base ainsi produite peut être réutilisée et sert le document suivant.
Sur quoi tout ceci repose.
L’exact existe et s’ancre à une autorité.
Dictionnaire médical unifié, Organisation mondiale de la santé
Plus de 200 000 entrées en anglais, en français et en arabe, cinquième édition, établi par un comité d’experts.
Consulter la source ↗Programme arabe mondial, Organisation mondiale de la santé
Développe la terminologie de santé en arabe et soutient la formation des traducteurs.
Consulter la source ↗UNTERM, base terminologique des Nations unies
La terminologie officielle tenue dans les six langues officielles, dont l’arabe, selon le mandat de multilinguisme.
Consulter la source ↗Service de la traduction, Nations unies
Une compétence éprouvée qui normalise les termes et tient la base UNTERM.
Consulter la source ↗La validation linguistique humaine est le standard demandé.
Bonne pratique, ISPOR, 2005
Pour les mesures rapportées par les patients, la validation linguistique se conduit par une compétence humaine, étape par étape.
Consulter la source ↗Agence américaine du médicament, 2009
Quand l’effet d’un médicament repose sur ce que les patients déclarent et que le questionnaire passe dans une autre langue, l’agence demande la preuve d’une traduction et d’une adaptation culturelle conduites correctement.
Consulter la source ↗Normes des sites des Nations unies
Sur les contenus officiels, l’institution écarte la traduction automatique et tient UNTERM pour référence.
Consulter la source ↗La limite du rendu automatique est mesurée.
Delfani et coll., 2024
Évaluée par des locuteurs natifs sur de l’information de santé, la traduction automatique a montré des difficultés à rendre exactement la terminologie médicale, l’arabe parmi les langues les plus touchées.
Consulter la source ↗Alkatheery, 2023
Évaluée sur des textes de loi en arabe, la traduction automatique n’a pas rendu parfaitement la terminologie juridique, les erreurs de lexique en tête, à 43,4 % des erreurs relevées.
Consulter la source ↗Ma méthode.
Je rends chaque choix terminologique explicable et vérifiable. Voici comment je décide, du périmètre au contrôle.
Ce que je tiens pour exact.
Dans une mission, je tiens un terme pour exact lorsqu’il désigne le même concept dans les deux langues, s’accorde aux références retenues et demeure constant dans l’ensemble du document.
1. Le périmètre.
J’identifie le document, son domaine et sa finalité.
2. Le corpus.
Je réunis le corpus de références de la mission, en français et en arabe, et je distingue celles qui font autorité de celles qui les complètent.
3. L’extraction.
Je relève les termes spécialisés, leurs variantes et leurs incohérences.
4. La décision terminologique.
J’établis chaque décision en la rattachant aux références retenues. Je distingue ce qui est explicitement établi par une source, ce qui résulte du rapprochement de plusieurs références, et ce qui relève d’un choix propre à la mission.
5. La base terminologique.
Pour le périmètre de la mission, j’arrête une forme unique pour chaque concept et j’en documente la référence.
6. La production.
J’applique cette base à l’ensemble du document, et chaque concept est désigné de manière constante.
7. Le contrôle.
Je vérifie le sens, les nombres, les renvois, la cohérence terminologique, et que chaque décision reste fidèle à ses références sur tout le document.
La traçabilité.
Je travaille selon un protocole constant et reproductible. Chaque décision laisse une trace vérifiable dont le cheminement peut être reconstitué jusqu’à sa source.
1. La source identifiée.
Pour chaque terme, j’identifie la référence qui fait autorité.
2. La vérification terminologique.
Je vérifie chaque terme dans les bases de référence retenues.
3. Le contrôle de cohérence.
Je contrôle que chaque concept est désigné de manière constante dans l’ensemble du document.
4. La validation.
Je valide la qualité linguistique, le sens, le registre et la fluidité de lecture.
5. Le contrôle final.
Avant la remise, je contrôle une dernière fois que chaque décision s’accorde aux références retenues.
Quand l’arabe doit être exact.
La terminologie en arabe doit être exacte lorsqu’un document produit un effet qui dépend de ce qu’il énonce. L’exactitude terminologique cesse alors d’être une préférence de rédaction : elle devient une condition de sa fonction. Selon ce critère, elle s’impose notamment dans les cas suivants.
1. Lorsqu’il mesure ce que vit le patient.
Le questionnaire de mesure rapportée par le patient, pour lequel la validation linguistique humaine est la pratique reconnue.
2. Lorsqu’il encadre un soin.
La notice d’un dispositif médical, destinée au patient et au professionnel arabophones.
3. Lorsqu’il informe un patient.
L’information de santé adressée à un public arabophone.
4. Lorsqu’il engage une responsabilité.
L’acte, le contrat ou la pièce d’arbitrage, où un terme peut engager le sens du document.
5. Lorsqu’il ouvre un droit.
Le document administratif qui ouvre, constate ou conditionne un droit.
6. Lorsqu’il fait référence.
Le texte officiel publié en plusieurs langues, dont l’arabe, ainsi que l’ouvrage ou l’article spécialisé.
Mes prestations.
Voici les actes que je réalise sur vos documents. Le devis est établi après lecture de votre document.
1. La validation experte de votre arabe.
Je vérifie et je corrige votre version en arabe, qu’il s’agisse d’une traduction ou d’un texte issu de la traduction automatique. Je vous la remets, accompagnée d’une note qui documente les corrections et les décisions terminologiques retenues, et j’en réponds.
2. La traduction du français vers l’arabe.
Je traduis vers l’arabe standard moderne les textes réglementaires, administratifs et officiels destinés à un public arabophone.
3. La traduction de l’arabe vers le français.
Je traduis vers le français les textes administratifs, juridiques et officiels, en préservant leur sens, leur terminologie et leur registre.
4. La base terminologique bilingue.
J’établis une base terminologique français-arabe adaptée à votre domaine. Pour chaque concept, une forme unique est retenue, documentée par sa référence et réutilisable d’un document au suivant.
Pour chaque mission, je remets la version réalisée, sa base terminologique lorsqu’elle est établie, et une note qui motive les décisions terminologiques retenues. Je signe mon travail et j’en réponds. La confidentialité est tenue pendant toute la mission. Les prestations sont réalisées à distance.
Une précision. Lorsqu’un document doit produire des effets juridiques devant une administration ou une juridiction, une traduction assermentée peut être exigée. Je ne réalise pas ce type de traduction. Le caractère officiel de la traduction relève du traducteur assermenté ; l’exactitude linguistique et terminologique de la version que je remets relève de mon intervention.
Vérifiez sur votre texte.
Voici, relevés un par un sur une notice de médicament et sa version arabe automatique, les écarts de cette version, chacun rattaché à sa section dans le document. Le rendu arabe est montré tel qu’il y figure. Souvent, l’effet est bien décrit, mais le terme placé entre parenthèses est inexact ; ailleurs, un mot tombe, est substitué, ou reste non traduit.
La version automatique rend الفوط al-fuwaṭ, les serviettes, les linges.
Ailleurs dans la notice, « plaquettes sanguines » est rendu الصفائح aṣ-ṣafâʾiḥ, à juste titre. À la conservation, le médicament se range avec le linge.
Le contexte exige : le blister, le conditionnement du médicament.
Votre notice, sections 5 et 4.
La version automatique rend السليلوز الجريزوفولفين, la cellulose griséofulvine.
« Microcristalline » est remplacée par « griséofulvine », le nom d’un antifongique, dans la liste des excipients.
Le contexte exige : la cellulose microcristalline, un excipient inactif.
Votre notice, section 6.
La version automatique rend اضطرابات الإحليل iḍṭirâbât al-iḥlîl, des troubles de l’urètre.
La prostate n’apparaît pas. Dans une contre-indication chez l’homme, une partie du motif tombe.
Le contexte exige : les troubles urétro-prostatiques, urètre et prostate.
Votre notice, section 2.
La version automatique le rend de trois façons : متلازمة الذهان الخبيثة, متلازمة الذهان, متلازمة مضادات الذهان الخبيثة.
Un même syndrome porte trois formes dans le document ; deux nomment la psychose, une seule la classe du médicament. La cohérence est rompue.
Le contexte exige : une seule forme, tenue d’un bout à l’autre du document.
Votre notice, sections 2 (deux fois) et 4.
La version automatique la décrit, puis la nomme رد فعل الحساسية, une réaction d’allergie.
Le terme entre parenthèses dit « réaction d’allergie ». Le mot « anaphylactique », l’urgence vitale, n’est pas nommé.
Le contexte exige : la réaction anaphylactique, distincte d’une simple allergie.
Votre notice, section 4.
La version automatique décrit bien عدم القدرة على فتح الفم (l’impossibilité d’ouvrir la bouche), mais nomme l’effet التثلج, le gel.
La description est juste ; le terme entre parenthèses, التثلج, relève de la glace et du gel au Maâni, non du trismus.
Le contexte exige : le terme propre de la contracture des mâchoires.
le Maâni → · Votre notice, section 4.
La version automatique décrit bien تدفق الحليب خارج فترة الرضاعة (l’écoulement de lait hors lactation), mais nomme l’effet السيلان.
La description est juste ; le terme السيلان, au Maâni « l’écoulement, le flux », se lit en médecine comme la blennorragie. L’équivoque est lourde.
Le contexte exige : le terme propre de l’écoulement de lait, sans l’équivoque.
le Maâni → · Votre notice, section 4.
La version automatique décrit حركات العين غير الطبيعية (mouvements oculaires anormaux) et nomme l’effet أزمة العين, « la crise de l’œil ».
Le terme entre parenthèses calque mot à mot. La crise oculogyre a un terme propre.
Le contexte exige : le terme propre de la crise oculogyre.
Votre notice, section 4.
La version automatique décrit l’effet en arabe, puis laisse le terme en caractères latins : priapism.
Le terme n’est pas traduit ; il reste en caractères latins dans un texte arabe.
Le contexte exige : le terme arabe du priapisme.
Votre notice, section 4.
La version automatique rend قرص مغلف بالفيلم, où فيلم est le mot du film.
Le terme galénique « comprimé pelliculé » est rendu avec le mot « film ». Écart de registre, sur le titre répété du document.
Le contexte exige : le terme galénique du comprimé pelliculé.
Votre notice, titre.
Chaque rendu est relevé à la lettre dans le document, et le sens des mots est attesté à sa source. Le terme arabe exact se tranche aux références de santé, et je ne l’arrête qu’après l’avoir validé.
Sur votre propre texte, je fais de même. L’examen d’un court extrait est réalisé sans frais. Le document entier fait l’objet d’un devis.
Les objections du décideur, traitées par les faits.
Voici les questions qui reviennent, et ce que j’y réponds. Chaque réponse tient aux faits et renvoie à la page qui les établit, sans rejouer la preuve.
Une traduction automatique ne suffit-elle pas ?
Oui, tant que le document ne produit aucun effet qui dépende du sens exact des termes. Dès qu’un terme ouvre un droit, encadre un soin, engage une responsabilité ou produit un effet réglementaire, la décision terminologique doit être vérifiée. Sur ces termes, la traduction automatique pose le terme à la lettre et n’en répond pas ; les sources réunies le montrent, et vous le voyez sur votre propre texte.
Comment vérifier que le terme arabe retenu est le bon ?
Chaque décision terminologique est attestée à une autorité nommée. Ma méthode et ma traçabilité en posent le protocole, étape par étape.
Mes documents relèvent de la santé, du droit ou de l’administration. Est-ce votre champ ?
Là où un document produit un effet qui dépend de ce qu’il énonce, l’exactitude du terme devient une condition de sa fonction. Les cas où l’arabe doit être exact et mes prestations les nomment.
Répondez-vous du résultat ?
Je réponds des décisions terminologiques que je retiens et que je documente. Je ne promets aucune issue.
Comment commencer ?
Vous me confiez un court extrait déjà écrit en arabe. Je vous montre, point par point, ce qui tient et ce qui doit être repris, sans engagement. Le devis est établi après lecture de votre document. Me joindre.
Comment me confier un document.
Confiez-moi votre document, ou un court extrait. Pour que je vous réponde juste, dites-moi quatre choses.
À réception, je vérifie que le document relève de mon champ et que les références nécessaires sont disponibles. Je travaille à distance, sur devis établi après lecture de votre document, et en confidence. Sur un court extrait, le premier examen est offert : vous voyez, avant toute décision, ce qui est déjà exact et ce qui doit être repris.
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